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Royal St George’s Le patient anglais se porte bien
par Emmanuel Surun

posté le 16 juillet 2011 - Evasion > 2 avis - Donnez votre avis !

Drôle d’histoire que celle de ce parcours, le cinquième à avoir accueilli le British Open et surtout le premier en dehors de l’Ecosse. C’est d’ailleurs à un Ecossais, l’éminent chirurgien Laidlaw Purves, que l’on doit sa création. Venu visiter l’endroit où l’empereur romain Claudius avec débarqué, il était monté en haut de l’église de St Clement’s, dans le village de Sandwich, situé au sud-est de l’Angleterre, avant de s’exclamer « By George (mon Dieu), quel endroit pour un parcours de golf ! » à la vue du paysage. Il s’est ensuite attaché à construire, avec l’aide d’un greenkeeper écossais et malgré une expérience inexistante en conception de parcours, un links de haute qualité au milieu d’immenses dunes. Censé satisfaire les golfeurs londoniens, qui ne pouvaient jouer que sur des parcours encombrés et mal entretenus dans la région, il avait pour but de devenir le pendant anglais de St Andrews en Ecosse. Aidé par un terrain qui se prêtait naturellement à la construction d’un links, le docteur Purves a produit un parcours qui, malgré les avancées technologiques, continue d’accueillir avec férocité les visiteurs de tous niveaux depuis plus de 100 ans. Ce par 70 de 6 594 mètres continue de défier les meilleurs avec succès, puisque seuls trois vainqueurs du British Open (Bill Rogers en 1981, Greg Norman en 1993 et Ben Curtis en 2003) ont bouclé le tournoi sous le par. Comme le 17 du Old Course de St Andrews, le 15 revendique le titre de trou le plus difficile dans l’histoire du British Open. Le rough est cruel, comme l’a découvert à ses dépens Tiger Woods, perdant une balle dès le premier trou. Les greens, aussi rapides et ondulés que les fairways en été, sont tout aussi coriaces, 4 putts au 12 lors du deuxième tour ayant empêché l’ancien numéro un mondial de faire mieux que quatrième. Sans oublier les profonds bunkers comme celui qui est incrusté dans une dune haute de 15 mètres au 4, dont Thomas Bjorn se souviendra à jamais : leader à trois trous de la fin, le Danois avait mis trois coups pour sortir d’une trappe, un double bogey enterrant définitivement ses chances de l’emporter. Photo crédit : Royal St. George

2 avis
  • Sortie de Bunker (Administrateur) - 6 janvier 2014 13:49 Que du bonheur, moi j’irais bien un jour
  • Olivier THIBAUD (Modérateur) - 3 janvier 2014 05:50 Le relief, beaucoup plus tourmenté qu’à l’origine, tient au fait que durant la seconde guerre mondiale a été transformé en terrain d’entrainemet pour bombardements aériens. A l’issue de la guerre les membres du Saint George se sont même demandé s’il était possible de rejouer sur ce links...
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