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Arabella Golf Club : Impressionniste à souhait
par NoBunker

posté le 22 février 2013 - Evasion > 0 avis - Donnez votre avis !

Situé entre un lagon qui abrite de nombreuses espèces d’oiseaux et les montagnes du Kogelberg, refuge de fleurs sauvages, le golf d’Arabella fait la part belle à la nature. Le plaisir des yeux est à la hauteur de celui procuré par le jeu.

Des nymphéas aux proteas

Le parcours d’Arabella se trouve au bord du lagon de la Bot River, ainsi nommée car des marchands hollandais s’y arrêtèrent sur la route des Indes pour échanger du beurre (botter veut dire beurre, en Afrikaner) avec la tribu des Khoïkhoï, qui venait faire paître ses troupeaux sur les rives de la rivière Gouga, qui veut également dire beurre... La région de l’Overberg a toujours été propice à l’agriculture, mais l’heure des cultures intensives a sonné. Comme celle des Khoïkhoï, dont le déclin a été accentué par l’arrivée des colons hollandais, huguenots puis britanniques. Le commerce des fleurs sauvages endémiques s’est développé, de nombreux artistes s’y sont installés et le golf a été construit sur les terres de l’une des nombreuses fermes d’une région inscrite au patrimoine mondial par l’UNESCO. Le massif du Kogelberg, dont les contreforts sont visibles depuis le parcours, abrite en effet une réserve naturelle qui constitue le cœur du royaume botanique du Cap (plus d’informations ci-dessous). "Plus de trois millions d’espèces endémiques ont été plantées à Arabella, qui veut dire beau terrain", explique John Bumpsteed, le directeur du golf. Toutes sortes de fleurs et même des nymphéas, mais aussi différentes espèces de proteas (famille des proteaceae) dont la fleur nationale : la protea royale, ou protea géante, ou encore protea à fleur d’artichaut, que l’on retrouve à côté du springbok sur le maillot de l’équipe de rugby d’Afrique du Sud. Ces fleurs permettent à certains oiseaux comme le Cape Sugardbird (Promérops du Cap) de subsister, puisqu’il se nourrit exclusivement de leur nectar. C’est l’une des 130 espèces d’oiseaux qui trouvent refuge autour du lagon de la Bot River, le plus grand du pays et aussi le mieux protégé – vous le découvrirez peut-être à vos dépens si vous y envoyez une balle, puisqu’il est interdit d’y pénétrer. Le décor est planté, ou presque : ne manquent plus que quelques arabesques – une végétation aux petits oignons, quelques bunkers bien dessinés - pour permettre au tracé de vous procurer un plaisir visuel incomparable. Car si ce sont les cinq trous joués en bordure de lagune qui lui donnent son cachet, les autres sont tout aussi léchés et parfaitement entretenus. Le parcours est plutôt facile, si l’on ne le brusque pas et que l’on joue en fonction de ses capacités. Les greens, notamment, ne sont pas trop rapides ou pentus. Pour mieux profiter de la beauté naturelle du lagon, une fois assis au club-house qui le domine…

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